le décollement du dorsum

Le décollement suit immédiatement l’incision permettant d’aborder le dorsum: intercartilagineuse ou transcartilagineuse. Il est pratiqué au bistouri lame 15 dans le plan immédiatement situé sous le SMAS nasal. Ce plan est pratiquement avasculaire et le décollement conserve donc intacte toute l’épaisseur de la peau et du tissu sous-cutané y compris les muscles peauciers et l’expansion nasale du SMAS.


Le décollement au bistouri est préférable au décollement aux ciseaux dans la mesure où il est moins traumatisant pour les tissus mous.


La zone à décoller est celle qui est juste nécessaire à la poursuite de l’intervention: résection de bosse cartilagineuse ou au contraire dissection très précise d’un site receveur pour un greffon dans le cadre d’une rhinoplastie secondaire par exemple.


En céphalique, le décollement au bistouri s’arrête au bord inférieur de l’os nasal où est pratiquée l’incision du périoste. Un décolleur permet ensuite de passer en continuité dans le plan sous-périosté. Ici également, le décollement du périoste est celui qui est nécessaire au travail à effectuer sur l’arête osseuse. Il n’y a pas d’indication habituelle à dépasser le niveau du radix: le décollement excessif vers la glabelle est suivi d’un oedème résiduel post-opératoire particulièrement tenace et disgrâcieux et le risque est par ailleurs grand de repousser le périoste vers le haut en comblant l’angle nasofrontal sans pouvoir le ré-étaler correctement ensuite.

Latéralement, il n’est ni utile ni conseillé de décoller toute la surface du volet osseux qui sera détaché par les ostéotomies latérales. Le risque de collapsus du volet latéral nasal au moment de l’in-fracture est dans ce cas de figure, majeur.