le décollement dans la rhinoplastie par voie externe

Le décollement est effectué au plus près de la surface des cartilages latéraux inférieurs puis supérieurs, au mieux dans le plan sous-périchondral.

Il débute au niveau de la columelle, à partir de l’incision trans-columellaire, aux ciseaux pointus fins. Il est ensuite mené céphaliquement le long de l’incision marginale columellaire, puis marginale alaire habituellement jusqu’à la jonction crus laterale-cartilages accessoires. La dissection ne rejoint pas le site de l’ostéotomie latérale dont elle reste distante d’environ 5 mm au moins.

Vers le haut, il faut poursuivre par le décollement au ras du cartilage latéral supérieur, en sous-périchondral, puis en sous-périosté au niveau de l’os nasal. Latéralement, le décollement n’intéresse que ce qui est utile au traitement du dorsum: exérèse de bosse, greffe d’augmentation ou greffe d’apposition... en restant à distance du site de l’ostéotomie latérale, de façon à conserver un pont de tissus mous adhérent au futur volet osseux latéral.

Le désépaississement du lambeau apical n'est pas un geste conseillé; s’il est pratiqué, il doit être très prudent. Il est cependant absolument proscrit lorsque sont associées des incisions alo-géniennes de plastie narinaire dans le même temps opératoire. Le risque de nécrose de la pointe est réel dans ce cas précis (cf. vascularisation apico-columellaire). Ce risque est plus théorique quand il s'agit de pratiquer des plasties narinaires au cours de la rhinoplastie par voie externe, sous réserve que l'incision des plasties narinaires ne soit pas prolongée en sus-lobulaire ni ne dépasse en profondeur le plan musculaire peaucier (ce qui - quel que soit le cas de figure - est pour nous une erreur).