4- anatomie esthétique de la pointe et de la base nasale

Elle doit être étudiée d’une part en tant que composante du nez pris globalement et d'autre part en tant qu’ensemble anatomique réunissant divers éléments esthétiques.

La projection de la pointe
Elle peut être évaluée de diverses façons. Nous décrirons deux méthodes d’évaluation de la projection sur la vue de profil qui ont le mérite de la simplicité mêmes si elles font l’impasse sur les rapports de la pointe avec le reste du visage.

1- le triangle de Crumley-Lancer: le dorsum représente l’hypothénuse d’un triangle rectangle dont le sommet de l’angle droit est situé dans le sillon alo-facial. Les différents côtés du triangle sont dans la proportion 3-4-5 où “3” est le côté sillon alo-facial-pointe, “4” est le côté sillon alo-facial-nasion et “5” est le dorsum c’est à dire le côté nasion-pointe.

2- la méthode de Goode: la distance de la pointe à la verticale tangente à l’aile du nez est comprise entre 55 et 60% de la longueur du dorsum.
Sans recourir à des calculs sophistiqués, il est en pratique tout à fait suffisant d’approcher la projection de la pointe en se rappelant qu’elle est adéquate lorsque 50 à 60% de la pointe sont situés en avant de la verticale passant par la lèvre supérieure et que par ailleurs, la pointe est idéalement égale à 60-65% de la longueur nasale (mesurée de l’angle naso-frontal à la pointe).

La rotation de la pointe
Elle est définie par l’ouverture de l’angle naso-labial de 90° chez l’homme à 100-120° chez la femme.

Les rapports projection-rotation
Ils doivent faire discuter la part de l’illusion visuelle: la convexité du dorusm, étendue depuis l’angle naso-frontal jusqu’à la pointe, donne une impression de pointe tombante alors même que l’angle naso-labial est relativement ouvert; à l’inverse, sensation visuelle de rotation excessive donnée par un dorsum exagérément concave (en toboggan, “jumping nose”). Intervient également ici la notion de l’autonomisation de la pointe apportée par la subtile dépression de la supra-pointe qui libère visuellement la pointe.

La rotation céphalique de la pointe entraîne quant à elle une illusion d’amélioration de la projection de la pointe.
L’analyse des rapports projection-rotation peut être schématisée par le "tripod-concept" d’Anderson.

La définition de la pointe
- autonomisation de la pointe
- visualisation des reliefs cartilagineux alaires
- double break lobulo-columellaire

La base nasale
- elle représente un triangle équilatéral.
- le lobule est égal à la moitié de la columelle.
- elle peut être sous-divisée en 7 sous-unités anatomiques:
1- le pied (ou la base) de la columelle,
2- le pilier central (ou colonne centrale) de la columelle,
3- le triangle infra-lobulaire,
4- le triangle mou (soft triangle),
5- le mur latéral narinaire,
6- l’aile narinaire (ou lobule narinaire),
7- le plancher narinaire

La columelle
- le columellar show est normalement de 2 à 3mm et l’aile du nez reste parallèle à la columelle.
- le double break lobulo-columellaire correspond à l’angle médio-septal en profondeur, à la jonction crus mesiale-crus intermédiaire en surface.

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