|
|
|
1- la peau et le tissu sous-cutané - vascularisation - innervation  les vaisseaux
La vascularisation nasale externe a une double origine: ophtalmique et faciale, dont les branches perforent le système musculo-aponévrotique nasal (SMAS nasal) pour alimenter un réseau plexiforme sous-dermique
La vascularisation dorigine ophtalmique se fait par lintermédiaire des branches ethmoïdale antérieure, nasale dorsale et nasale externe, au niveau de la région céphalique du nez.
La vascularisation dorigine faciale se fait par lintermédiaire des deux branches de terminaison de lartère faciale, lartère angulaire et lartère labiale supérieure, pour la région caudale du nez, en particulier pour la pointe. Celle-ci est en effet vascularisée principalement par lartère nasale latérale, branche de lartère angulaire, qui court le long du sillon alogénien et du creux sus-alaire. Un contingent vasculaire secondaire est assuré par une branche columellaire (artère subnasale), en provenance de lartère labiale supérieure.
Une étude angiographique portant sur 22 sujets frais a montré la situation habituelle de lartère latéro-nasale à 2 ou 3 mm au dessus du sillon sus-alaire. Les artères latéro-nasale et columellaire sont profondes à leur entrée au niveau de la base du nez et se terminent rapidement dans le plexus sous-dermique de la pointe du nez. Lartère latéro-nasale est toujours retrouvée (dans 100% des cas) que ce soit uni- ou bilatérale. La présence dune artère columellaire nest retrouvée que dans 68% des cas. Cependant il existait des anastomoses entre les branches latéro-nasales et columellaires chez 10 sujets où avait été pratiquée une incision trans-columellaire avant linjection de produit de contraste. (cf. Rodney J. Rohrich).
Létude de la vascularisation de la pointe permet donc daffirmer que lincision trans-columellaire de rhinoplastie externe ne compromet pas la vitalité des tissus apicaux. Il reste que lassociation dune incision trans-columellaire à des excisions dailes est à éviter ou à manier avec beaucoup de prudence. Des excisions dailes narinaires précédemment pratiquées, surtout si elles sétendent vers le haut dans le sillon sus-alaire où il est probable que les artères latéro-nasales auront été électrocoagulées, doivent rendre extrêmement prudent quant au choix dune rhinoplastie secondaire par voie externe. Enfin, lexcision du tissu sous-cutané de la pointe, communément appelée dégraissage, est une pratique dangereuse quant à la qualité de la vascularisation de la pointe du nez.

Le drainage lymphatique est centrifuge vers les ganglions pré-parotidiens et sous-mandibulaires. Le drainage lymphatique le long de la columelle est négligeable ce qui explique la discrétion de ldème sus-jacent à la cicatrice columellaire de rhinoplastie externe (cf. étude de Dean Toriumi). les nerfs Linnervation sensitive est principalement assurée par le nerf sous-orbitaire, branche du trijumeau, émergeant au trou sous-orbitaire. Celui-ci mesure environ 4 mm de diamètre et son ouverture regarde en bas et en dedans dans la plupart des cas, mais parfois simplement en bas. Il est situé entre 3 et 11 mm du rebord orbitaire inférieur, à la verticale du limbe cornéen dans le regard direct. Les nerfs frontal (V1), sous-orbitaire (V2) et mentonnier (V3) émergent tous trois sur la même verticale.

Le nerf sous-orbitaire abandonne le nerf alvéolaire antérieur et supérieur 5 à 20 mm avant démerger au trou sous-orbitaire. Les branches à destinée alvéolo-dentaire descendent dans lépaisseur du maxillaire ou juste sous la muqueuse sinusienne.
Le territoire sensitif sous la dépendance du nerf sous-orbitaire comprend: la partie latérale du nez, la narine, le plancher du vestibule nasal, la lèvre supérieure, la partie caudale du septum et la base de la columelle (intérêt d'un bloc préalable dans les interventions sous anesthésie locale ou neuroleptanalgésie).
La base de la columelle est en particulier innervée par une branche de division détachée au niveau de la lèvre supérieure.
Dans quelques cas, linnervation columellaire peut dépendre de nerfs dorigine endonasale.
Le nerf ethmoïdal antérieur (branche du nerf naso-ciliaire -V1-) se termine par une branche qui chemine dans un sillon creusé à la face endonasale de los nasal (ce sillon est parfois pris pour un trait de fracture sur des clichés radiographiques) et devient superficielle en passant entre le bord inférieur de los nasal et le cartilage latéral supérieur. Elle poursuit son trajet à la face externe du cartilage latéral supérieur pour donner linnervation sensitive de la pointe du nez. Elle est systématiquement sectionnée par lincision intercartilagineuse classique.

Linnervation sensitive endonasale dérive du nerf naso-ciliaire et du ganglion sphénopalatin. Le nerf naso-ciliaire donne les nerfs sous-trochléaire, ethmoïdal antérieur et ethmoïdal postérieur.
Le nerf ethmoïdal antérieur fournit linnervation sensitive de la paroi externe des fosses nasales en avant des cornets; une branche interne innerve le septum.
Le ganglion sphénopalatin donne des branches pour la partie postérieure des fosses nasales (face externe et septum) ainsi que des branches palatines et le nerf nasopalatin. Le ganglion sphénopalatin est retrouvé au niveau de la queue du cornet moyen et il peut être bloqué via le trou palatin postérieur situé à 1cm en dedans et 1cm en arrière de la jonction 1ère-2ème molaire supérieures.
top
|